Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Bruxelles, les lobbies à la manœuvre

samedi 10 mai 2014

BRUXELLES, LES LOBBIES À LA MANŒUVRE

Dans le vaste quartier européen de Bruxelles, la puissance des lobbies saute aux yeux. Les grands noms du monde des affaires occupent chaque immeuble de bureau dans un rayon de 1 kilomètre autour des sièges de la Commission, du Conseil et du Parlement européens.

Les entreprises, banques, cabinets juridiques, consultants en relations publiques et associations professionnelles y prolifèrent, s’employant à peser sur les règles, lois et directives qui façonnent le marché unique, encadrent les accords commerciaux et régulent le comportement économique et commercial dans une Union de 507 millions de citoyens. A Bruxelles, le lobbying est une industrie qui pèse plusieurs milliards d’euros. Selon le Corporate Europe Observatory, organisation militant pour une plus grande transparence, la ville compterait jusqu’à 30 000 lobbyistes, presque autant que d’employés à la Commission. La capitale européenne est la ville qui, après Washington, connaît la plus forte concentration de personnes cherchant à influer sur la législation.

GAZ DE SCHISTE : L’AUBAINE DE L’UKRAINE

Pour ces lobbyistes, aucun domaine n’est plus important que celui de l’énergie. Or, avec sa mainmise sur les livraisons de gaz à l’Europe et sa politique de démembrement de l’Ukraine, Vladimir Poutine, le président russe, a propulsé la question énergétique en tête de l’agenda européen et international.

« La crise ukrainienne est vue comme une bénédiction, offrant au lobby du gaz de schiste l’occasion de faire miroiter aux Européens la nécessité de s’affranchir de la dépendance à l’égard du gaz russe », souligne Antoine Simon, qui analyse la politique des industries extractives pour les Amis de la Terre Europe, une organisation oeuvrant pour la protection de l’environnement.

En mars, lors de sa première visite au siège de l’UE, le président américain, Barack Obama, a eu des mots très durs envers les dirigeants européens, les exhortant à aller à contre-courant de leur électorat pour se lancer dans la fracturation hydraulique et l’exploitation du gaz de schiste afin de libérer l’Europe du chantage de Moscou.

Dans un courrier adressé en novembre 2013 à Downing Street, Ivan Rogers, l’ambassadeur britannique auprès de l’UE, a proposé une stratégie visant à convaincre la Commission d’adopter, sur l’exploration du gaz de schiste, une position qui n’exigerait pas de nouvelle législation. Une semaine plus tard, David Cameron, le premier ministre, écrivait au président de la Commission, José Manuel Barroso, pour insister sur la nécessité d’une réglementation souple.

Gaz de schiste, politiques de lutte contre le réchauffement climatique, réglementations sur les gaz d’échappement automobiles, énergies renouvelables, techniques de capture du gaz carbonique, mécanismes d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre : le lobby de l’énergie, mené par des compagnies comme Shell ou BP, remporte de nombreux succès.

« Pour résumer, explique un connaisseur de cette industrie, lobbyiste à Bruxelles, les lobbies de l’énergie affirment que les entreprises qu’ils représentent ne sont pas compétitives, notamment vis-à-vis des Etats-Unis, en raison du faible coût de l’énergie dont bénéficient les Américains grâce au gaz de schiste. Ils pensent que les Européens se soucient trop des énergies renouvelables et du changement climatique, et qu’ils devraient être plus ouverts, comme les Américains. »

Le lobbying le plus efficace à Bruxelles est le fait d’anciens hauts responsables de la Commission, diplomates ou eurodéputés qui prennent leur retraite ou abandonnent leur fonction et mettent leur réseau et leur connaissance du système au service d’un lucratif travail de lobbying. C’est le cas de Jean De Ruyt, un baron belge qui connaît bien les arcanes bruxellois. Ambassadeur auprès de l’UE, ce diplomate de carrière a dirigé la présidence belge de l’UE il y a quatre ans. Engagé par un cabinet juridique américain, il est à présent un des principaux acteurs du lobby du gaz de schiste.

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