Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Gaz de schiste ou l’histoire d’une bulle spéculative

mardi 23 octobre 2012

Deux articles nous ont interpellé cette semaine.

- Le premier article, paru le 23 octobre 2012 sur La Tribune, intitulé "Gaz de schiste : faut-il remercier Hollande ?"

Extraits :

En interdisant pour la durée du quinquennat la technique de la fracturation hydraulique pour exploiter les ressources en gaz de schiste que recèlerait le sous-sol français, le président de la République a paradoxalement pris une décision économique autant qu’une mesure de précaution environnementale. L’exemple américain montre en effet que l’exploitation des gaz de schiste est une véritable catastrophe financière.

Mais personne en France ne semble avoir remarqué qu’au pays de la soi-disant « révolution du gaz de schiste », les meilleures entreprises américaines n’appliquent pas le principe de précaution à leurs propres investissements.
Pour beaucoup d’entre elles le gaz de schiste est une catastrophe financière.

Chesapeake Energy, un des leaders de l’industrie américaine, pourrait se trouver en faillite l’année prochaine si l’entreprise ne réussissait pas à couvrir son déficit de trésorerie d’environ 22 milliards de dollars.

En août 2012 BHP Billiton Ltd a dû réduire de 2,84 milliards de dollars la valeur d’une partie de ses actifs en gaz de schiste aux États-Unis, lesquels avaient été achetés 4,75 milliards de dollars seulement dix-huit mois plus tôt.

En juillet, deux autres sociétés, BG Group Plc. et Encana Corp, ont annoncé une réduction de plus de 3 milliards de dollars de leurs actifs en gaz de schiste.

Noble Energy Inc, Exco Resources Inc et Quicksilver Resources Inc ont annoncé au total plusieurs centaines de millions de dollars de dévalorisations. D’autres devraient suivre.

En juin 2012, le Texan Rex Tillerson, PDG d’Exxon, le plus grand producteur de gaz de schiste, a résumé la situation au Council on Foreign Relations : « Nous perdons tous nos chemises aujourd’hui. Nous ne faisons pas d’argent. Tous les signaux sont au rouge. »
Son collègue russe, Alexandre Medvedev, haut responsable de Gazprom contrôlé par l’État, a prévu la ruine de cette activité, il y a un an et demi. En février 2011, il a comparé le boom du gaz de schiste à la bulle Internet, « qui a énormément enflé avant de s’aplatir dans une dimension rationnelle et logique ».

La France doit être circonspecte sur les affirmations des banques d’investissement, des cabinets de conseil, des cabinets d’expertise comptable et des firmes de courtage. Sciemment ou pas, certains d’entre eux gonflent la bulle spéculative du gaz de schiste aux États-Unis.

Lire l’article complet sur La Tribune.fr

 


- Le second article, paru le 15 octobre sur Bloomberg.com et intitulé : "U.S. Plunge in Gas Drilling Means $1 Billion Lost Profit"
dont ltraduction en français est : "Les forages de gaz aux USA plongent, ce qui signifie une perte de profit trimestriel de 1 milliard de dollars."

Extraits :

Le boom américain des gaz de schiste se transforme en début de dépression pour les compagnies qui fournissent les services de forage et de complétion du fait que le nombre de rigs impliqués dans la recherche de gaz naturel a diminué plus rapidement qu’à n’importe quel moment au cours des 24 dernières années.

Quatre des plus importantes compagnies de services pétroliers, incluant Halliburton et Schlumberger, verront collectivement leurs revenus d’activités aux USA du troisième trimestre chuter de plus de 1 milliard de $ comparé aux revenus de l’an dernier.

Une fois que les hauts profits générés par la fracturation hydraulique s’amoindrissent, les producteurs de pétrole et de gaz sont devenus plus prudents au sujet des dépenses d’investissement à cause des prix de l’énergie au plus bas et des problèmes économiques mondiaux qui amortissent la demande d’énergie.

Lire l’article complet sur Bloomberg.com
Lire la traduction libre de quelques passages (pdf de 41 ko)

 

 

 

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