Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Un plan Marshall pour la transition écologique et pour l’Europe

mercredi 24 mai 2017

UN PLAN MARSHALL POUR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET POUR L’EUROPE

LE CERCLE/POINT DE VUE - Comment donner à la fois un coup d’accélérateur à la transition écologique et un nouveau souffle à l’Union européenne ? Ce qui est en jeu, c’est notre renaissance économique, écologique et sociale.

La méthode Macron déroute les conservateurs. C’est, déjà, un mérite. Elle ouvre le champ des possibles, pour celles et ceux qui inventent chaque jour le monde de demain. Mais il ne suffit pas d’ouvrir le jeu. Encore faut-il que la direction de celui-ci soit lisible.

À ce titre, deux événements du mandat naissant du président de la République esquissent la possibilité d’un cap. Il y a, tout d’abord, la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement. Dépassons l’analyse à courte vue qui n’y verrait qu’un pari politicien, un de plus.

La compétence, l’engagement et la constance de l’homme, ajoutés à la cohérence des propositions qu’il formule, avec d’autres, depuis des années, nous encouragent.

La décision d’Emmanuel Macron de lui confier un ministère puissant et large – et la décision de Nicolas Hulot d’en accepter la lourde et délicate charge – constituent un pari que la France aurait dû prendre depuis longtemps. Ce choix offre une occasion historique de porter haut un projet de société étoffé et stimulant, un projet conjuguant audace économique, exigence écologique et inclusion sociale.

Une période de renaissance

Il y a, ensuite, ce point presse tenu aux côtés de son hôte la chancelière Angela Merkel, à Berlin . Le président de la République y a clairement appelé à un plan d’investissements, doté d’une réelle puissance budgétaire, et non seulement d’une indigente boîte à outils « à la Juncker ».

La transition écologique et solidaire, et en particulier son volet énergétique, apportent sur un plateau d’argent les idées pour ce plan européen d’investissements.

Il y a là de quoi refonder l’Union en délaissant les approches boutiquières et en ouvrant une période de renaissance, ambitieuse pour elle-même et protectrice pour ses citoyens.

Le président de la République et son ministre de la Transition écologique et solidaire disposent, pour relever ce double défi énergétique et européen, d’un momentum. En France, des milliers d’acteurs économiques oeuvrent depuis des années pour bâtir une filière puissante, créatrice d’emplois et engagée dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Ils sont prêts.

Un réseau Internet de l’énergie

Le cadre est là, lui aussi. Les règles du jeu énergétique ont été largement ouvertes, entre 2007 – année du Grenelle de l’environnement – et aujourd’hui.

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Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), les bâtiments publics – écoles, piscines, équipements sportifs, administrations – représentent 76 % de la consommation énergétique des communes.

Ensuite, il aiderait à relever les défis écologiques, à commencer par le défi climatique. Encore, il créerait des milliers d’emplois très décentralisés, au plus près des collectivités locales commanditaires.

Enfin, ce plan érigerait l’Europe en grande puissance verte, capable d’exporter ou, mieux, de partager son modèle avec l’Afrique. En somme, il aurait la capacité d’ouvrir une période de prospérité.

Inventer un monde prospère

Les citoyens européens sont des êtres humains en quête de sens, pour eux et pour les générations futures.
Ils sont aussi des salariés en quête d’un travail rémunérateur et non délocalisable. Ils sont encore des entrepreneurs en quête de défis et d’opportunités créatrices de valeur ajoutée sociétale.

Faire de la transition écologique un plan Marshall européen, signerait la victoire historique des bâtisseurs sur les sinistres gestionnaires. Être comptable des deniers publics ne doit plus nous empêcher d’inventer un monde prospère, juste et soutenable.

Si nous manquons cette opportunité historique, d’autres sauront, le moment venu, la saisir, d’une toute autre manière.

Ludovic Deblois est entrepreneur, fondateur de la société SunPartner

Lire la totalité de l’article de Ludovic Deblois sur Les Echos



LE FUTUROLOGUE AMÉRICAIN JEREMY RIFKIN PRÔNE UNE TROISIÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE LIANT TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION.

Président de la Fondation pour les tendances économiques (Foet), l’essayiste américain Jeremy Rifkin estime que l’Europe, France et Allemagne en tête, est la mieux placée pour dominer une économie postcarbone dont il dessine ici les contours.

Les grandes révolutions économiques interviennent toujours à la convergence de deux phénomènes. D’une part, l’émergence d’une source d’énergie qui accroît la complexité des relations économiques. D’autre part, une révolution des modes de communication qui permet de gérer cette complexité. Au XIXe siècle, la machine à vapeur a transformé l’imprimerie et la prolifération de l’imprimé a permis l’instauration de l’éducation publique. Au XXe, l’électricité, le téléphone, la radio et la télévision ont donné naissance à la société de consommation. Mais via des systèmes très centralisés.

Aujourd’hui, avec Internet et les énergies renouvelables, nous sommes à l’aube d’une troisième révolution industrielle marquée par la démocratisation totale des communications et de l’énergie. Deux systèmes décentralisés et collaboratifs, régis par une logique de croissance non plus verticale et hiérarchisée, mais latérale. Le nouveau paradigme est celui de l’économie distribuée, où l’entrepreneuriat est à la portée de chacun. L’impression 3D nous laisse imaginer ce que sera l’appareil de production décentralisé du XXIe siècle. Cela va remettre en cause profondément l’ordre établi capitaliste hypercentralisé du siècle dernier.

Le système actuel est cassé. Notre économie du carbone menace la pérennité des écosystèmes naturels dont nous dépendons. Le coût de production des énergies fossiles ne cesse de croître. Les infrastructures sont vieillissantes. Parallèlement, des millions de foyers et d’entreprises produisent déjà leur propre énergie, et leur nombre croît à mesure que le coût des infrastructures diminue. Or celui-ci va baisser de plus en plus, comme cela s’est passé pour les ordinateurs. Imaginez ce que cette énergie bon marché, abondante et produite à demeure va permettre, quand on sait que l’efficacité thermodynamique compte pour 84% de la productivité de nos économies industrialisées !

Aussi, notre message aux gros distributeurs de gaz et d’électricité est : au lieu de vendre autant d’électrons que possible, facilitez le déploiement du nouveau réseau énergétique décentralisé. Et payez-vous en facturant sa gestion et en prélevant un pourcentage sur les économies réalisées par vos clients.

Les 27 membres de l’Union européenne se sont engagés en 2007 à bâtir les cinq piliers nécessaires à son développement. A savoir : atteindre 20% d’énergie renouvelable d’ici à 2020, décentraliser l’infrastructure énergétique en facilitant la création d’innombrables minicentrales électriques grâce au solaire, à l’éolien, au géothermique, à la biomasse, etc. Troisièmement, investir dans les technologies de stockage et donner la priorité aux piles à hydrogène. Créer un Internet de l’énergie pour transformer le réseau électrique centralisé actuel en une toile de microacteurs qui peuvent vendre et acheter leur électricité grâce aux technologies de l’information. Et, enfin, électrifier les transports, y compris les voitures individuelles, rechargeables sur ce réseau décentralisé. Rien ne se produira si ces cinq piliers ne sont pas développés simultanément.

Nous avons évalué que la « Feuille de route vers une économie à faible intensité de carbone à l’horizon 2050 » de la Commission européenne nécessitera un investissement annuel des secteurs public et privé de 270 milliards d’euros, soit 1,5% seulement du PIB de l’Europe. J’espère ardemment que l’UE et la Chine, qui a officiellement adhéré aux principes de la troisième révolution industrielle, feront mieux que les Etats-Unis. Barack Obama y a encouragé des initiatives isolées, sans projet global : il n’en est rien sorti.

Sur Libération lire la totalité de l’article de Jeremy Rifkin "Créer un internet de l’énergie

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