Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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L’Union européenne contre la transition énergétique ?

mardi 21 mai 2013

L’Union européenne contre la transition énergétique ?

Attac France - Communiqué de presse - Publié le 21 mai 2013

L’Union européenne va-t-elle adopter une déclaration encourageant l’exploitation des gaz et pétrole de schiste et invitant à tout mettre en œuvre pour réduire le prix de l’énergie en Europe ?

Lors du dernier Sommet européen des 14 et 15 mars, les chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de l’UE ont décidé de tenir une série de réunions thématiques sur des « enjeux structurels et sectoriels clefs pour la croissance économique et la compétitivité européennes ». La première de ces rencontres porte sur l’énergie et se tient ce mercredi 22 mai. A l’ordre du jour, la réduction des prix de l’énergie et l’amélioration de la compétitivité industrielle de l’UE.
A en croire le projet de déclaration finale, il serait proposé d’avoir un « recours plus systématique aux sources d’énergie domestiques, à la fois conventionnelles et non conventionnelles ». Les « sources non conventionnelles » font clairement référence aux gaz et pétrole de schiste. Cette préconisation fait écho aux récentes déclarations du commissaire à l’Energie Günther Oettinger et du conseiller scientifique en chef de Manuel Barroso qui est en faveur de l’exploitation des gaz de schiste. De son côté, le Parlement européen a récemment voté deux rapports, l’un clairement pro-gaz de schiste, l’autre préconisant d’encadrer leur exploitation.

Les mobilisations citoyennes contre l’exploitation des gaz et pétrole de schiste se font entendre un peu partout sur la planète, et tout particulièrement en Europe où elles ont obtenu l’interdiction de la fracturation hydraulique en France, en Bulgarie et dans plusieurs régions ou communes de pays de l’UE. Pourtant les instances européennes semblent préférer écouter les exigences des lobbies industriels qui déploient des moyens conséquents pour convaincre gouvernements et faiseurs d’opinion qu’il n’y aurait pas d’autre solution qu’exploiter les gaz de schiste pour sortir de la crise. Business Europe, un des plus influents lobbies du secteur privé européen, ne cesse d’inviter la Commission européenne à abandonner les politiques et réglementations environnementales pour privilégier la compétitivité-coût et la sécurité d’approvisionnement en énergies fossiles des industries européennes.

Pour Maxime Combes, membre de la commission Ecologie&Société d’Attac France, « plutôt que d’avoir les yeux rivés sur le mirage des gaz de schistes aux Etats-Unis, tout en rafistolant un marché du carbone inefficace et dangereux (1), l’UE devrait œuvrer à une décarbonisation quasi-complète de l’économie européenne d’ici 2050, par l’intermédiaire de politiques de sobriété et d’efficacité énergétiques. Avec le développement des énergies renouvelables, on pourrait ainsi sortir de la crise et créer massivement des activités et des emplois non délocalisables ancrés sur les territoires ».

Attac France attend du chef de l’Etat qu’il affirme une claire opposition à l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Europe et qu’il se prononce pour un moratoire international sur toute nouvelle exploration d’énergies fossiles.

Attac France, le 21 mai 2013

(1) Voir la campagne : Il est temps de mettre fin au marché du carbone européen ! Pour une véritable transition énergétique,
http://www.france.attac.org/articles/il-est-temps-de-mettre-fin-au-marche-du-carbone-europeen-pour-une-veritable-transition