Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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Les aléas financiers des hydrocarbures

lundi 17 février 2020

CANADA : L’OLÉODUC TRANS MOUNTAIN
COÛTERA 70% DE PLUS QUE PRÉVU

Ottawa : L’expansion de l’oléoduc Trans Mountain coûtera 70 % de plus que prévu il y a trois ans, pour atteindre 12,6 milliards, par rapport à une estimation de 7,4 milliards.

Le président et chef de la direction de Trans Mountain, Ian Anderson, a indiqué vendredi que l’entreprise détenue par le gouvernement fédéral avait dépensé 2,5 milliards à ce jour. Cette somme comprend la gestion des « répercussions des retards et du processus de réglementation supplémentaire qui en a découlé », indique Trans Mountain dans un communiqué.

L’entreprise prévoit dépenser 8,4 milliards de plus pour terminer le projet, ainsi que 1,7 milliard en frais financiers. M. Anderson recommande aussi qu’Ottawa, en tant que propriétaire et prêteur, mette de côté « une réserve supplémentaire de 600 millions pour les incidences financières qui échappent au contrôle de Trans Mountain ».

L’entreprise estime maintenant que le projet devrait être en service d’ici décembre 2022.

Les opposants ont bien sûr soulevé des questions environnementales, mais ils ont également avancé que le projet serait un gouffre financier, puisque les marchés asiatiques ne sont pas assurés.

La ministre associée des Finances, Mona Fortier, a répondu pour le gouvernement que ce projet constitue « un investissement dans l’avenir du Canada » et une façon de diversifier les marchés pour les ressources naturelles.

De son côté, le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a vivement sursauté devant cette nouvelle estimation. « On savait que c’était déjà irresponsable face à la crise climatique  ; là c’est clairement irresponsable d’un point de vue financier, a-t-il lancé. Ça ne fait pas de sens ! On ne peut pas investir 16 milliards dans le pétrole le plus polluant au monde et qui ne sera plus vendu dans 20 ans. Prenons cet argent pour créer, tout de suite, des bons emplois dans les prairies dans les énergies renouvelables. »

Les opposants à l’expansion se sont engagés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour stopper le projet, malgré l’échec d’une contestation judiciaire devant la Cour d’appel fédérale plus tôt cette semaine. Les quatre Premières Nations qui ont perdu cette contestation mardi ont 60 jours pour demander l’autorisation d’interjeter appel devant la Cour suprême du Canada.

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