Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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Fracking en Argentine : la presse malvenue

samedi 12 janvier 2019

LE PHOTOJOURNALISTE ALLEMAND ARRÊTÉ ET AGRESSÉ SUR UN SITE DE DÉCHETS DE FRACKING EN ARGENTINE

11 janvier 2019 - Par OPSur, Neuquen, Argentine.

Le photojournaliste allemand Stefan Borghardt a été arrêté, battu et son matériel a été confisqué par la police après avoir pris des photos de l’usine de traitement des déchets pétroliers Treater, située à Añelo. Borghardt faisait état de la fracturation en Argentine, notamment du mégaprojet Vaca Muerta.

L’usine de traitement est utilisée par les sociétés pétrolières YPF, Total, Exxon, Pan American Energy (détenue en partie par BP) et Pampa Energía pour le traitement des déchets hautement toxiques résultant de la fracturation. La Confédération Neuquén Mapuche et plusieurs ONG ont officiellement déposé plainte en décembre pour des conditions dangereuses.

Borghardt était en train de prendre des photos des piscines de stockage des déchets lorsqu’un superviseur lui a ordonné d’arrêter et d’effacer les images. Plus tard, le superviseur l’a remis à la police qui l’a conduit au tout nouveau poste de police d’Añelo (Comisaria n ° 10).

Sur le chemin du poste de police, les policiers ont lu avec moquerie son téléphone portable, reproduit ses conversations au haut-parleur et lui ont demandé avec insistance pour qui il travaillait. Une fois sorti de la voiture, Borghardt fut menotté. Au poste de police, il a été invité à signer le procès-verbal de sa détention sans le lire en détail, ce à quoi il a refusé. Selon le compte de Borghardt sur sa page Facebook,

« Nous sommes allés dans les cellules du sous-sol et j’étais entouré de cinq à sept officiers. Je ne m’en souviens pas très bien. Tout était très vague et effrayant pour moi. Plusieurs (au moins trois) m’ont frappé, m’ont donné des coups de pied et m’ont insulté. Un officier qui m’a menacé avec un balai de loin m’a dit qu’il détestait les Allemands, tous les Allemands. Pendant tout ce temps, j’avais les mains en l’air et j’ai supplié de ne pas me faire mal.

Borghardt a étudié le photojournalisme et la photographie documentaire à l’Université des arts et des sciences appliquées de Hanovre, en Allemagne.

Aujourd’hui, Borghardt va porter plainte auprès du parquet provincial contre le chef du poste de police et ses supérieurs, alléguant un manquement aux devoirs des fonctionnaires, un abus de pouvoir et une confiscation indue de biens. En outre, Borghardt demande une enquête sur la conduite de la société de traitement de déchets Treater et des enquêtes internes sur le personnel ayant participé aux événements.

Le harcèlement policier à l’encontre de personnes qui tentent de documenter les conditions dans les locaux de l’industrie du pétrole et du gaz est courant à Neuquen. Mais c’est la première fois qu’un journaliste subit ce niveau de violence. La Table ronde nationale des travailleurs de la presse et l’Association des photojournalistes argentins ont exprimé leur solidarité avec Borghardt et ont dénoncé l’attaque comme une violation de la démocratie et de la liberté d’expression. Grâce au soutien des mouvements et des syndicats locaux et à la publicité des médias locaux et nationaux, Stefan a aujourd’hui retrouvé son équipement de travail.

Les quelques photographies que Borghardt a pu récupérer ont permis de documenter les conditions dangereuses sur le site de traitement des déchets. Des groupes de la société civile ont officiellement déposé une plainte contre ces conditions en décembre. Au moment de la plainte, Greenpeace a déclaré que les déchets avaient été déposés directement sur le sol, sans fossé de drainage ni d’étanchéité adéquats. En outre, la décharge est située à seulement cinq kilomètres de la ville d’Añelo, en violation d’un décret provincial qui garantit une plus grande distance de sécurité pour les installations de traitement des déchets des zones résidentielles.

La fracturation à grande échelle génère des milliers de tonnes de déchets. Depuis le début de l’exploitation de la réserve de Vaca Muerta, les stations d’épuration sont devenues un grave inconvénient. L’organisme de réglementation de l’environnement de la province n’a pas appliqué de manière adéquate les mesures de contrôle dans les usines de traitement des déchets. Les images prises par des journalistes, des voisins ou des travailleurs sont l’un des rares moyens de contrôler les dommages environnementaux.

11 janvier 2019 - Par OPSur, Neuquen, Argentine.
Lire l’article sur opsur.org

 

 

 

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