Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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La finance se désenge-t- elle des énergies fossiles ?

lundi 17 février 2020

ANALYSE : LE DÉSAMOUR DE LA FINANCE
POUR LES SABLES BITUMINEUX

Les sables bitumineux albertains sont en train de devenir la bête noire de la finance internationale. Nier la tendance, plutôt que de chercher un moyen de la renverser, ne changera rien à l’affaire.

Une énième tuile s’est abattue mercredi sur la tête déjà bien cabossée de l’industrie des sables bitumineux canadiens. Disant répondre aux pressions grandissantes de ses clients, le plus important gestionnaire de fonds d’investissement du monde, BlackRock, a annoncé que ses fonds de placement éthiques allaient dorénavant non seulement privilégier les entreprises présentant le meilleur bilan en matière de développement durable, mais carrément éviter toutes celles ayant des liens avec le charbon thermique et les sables bitumineux.

L’annonce du fonds de plus de 7000 milliards $US d’actifs sous gestion faisait suite à une lettre dans laquelle son patron, Larry Fink, prévenait les pdg de la planète, le mois dernier, qu’après un lent départ, le monde de la finance était finalement en train de prendre conscience des risques économiques et financiers liés aux bouleversements climatiques.

Cette prise de conscience ne tient pas seulement au type de planète que nos financiers souhaitent laisser aux générations futures. Elle résulte aussi, en partie, du sentiment — partagé désormais par plus de quatre gestionnaires d’entreprise sur cinq — que l’application des principes de bonne gestion sociale et environnementale se révèle rapidement payante pour les entreprises et leurs actionnaires, rapportait jeudi un sondage de la firme de consultants McKinsey.

Plus prosaïquement encore, elle vient du coût de réparation et d’adaptation aux dommages de plus en plus importants infligés par l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes climatiques. Elle vient aussi de la peur d’engloutir des fortunes dans des projets qui se révéleraient des « actifs échoués ». Le Financial Times estimait ainsi, la semaine dernière, que 84 % des réserves d’énergie fossile connues devront rester sous terre si les gouvernements tiennent leur promesse de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, tirant, par le fait même, un trait sur près de 900 milliards d’actifs.

Bête noire

Toutes les énergies fossiles ne sont pas égales dans ce calcul, poursuivait le quotidien britannique. Les plus polluantes, notamment le charbon, mais aussi les sables bitumineux, seraient logiquement les premières sacrifiées.

C’est en partie pour cette raison qu’un si grand nombre de compagnies pétrolières étrangères ont mis en dormance ou ont carrément vendu leurs projets en cours dans les sables bitumineux albertains, dont Shell, Total, ConocoPhillips et Equinor.

Elles ne sont pas les seules à leur avoir tourné le dos. Outre BlackRock, de plus en plus de grands investisseurs entendent aussi y retirer leurs billes, comme les banques HSBC, BNP Paribas et Société Générale, la plus importante caisse de retraite des Pays-Bas, l’immense Fonds souverain norvégien et même la Banque centrale de Suède. De grandes compagnies d’assurance, comme AXA, Swiss Re, Zurich Insurance et, depuis le mois dernier, The Hartford, refusent même, désormais, non seulement d’investir dans les sables bitumineux, mais aussi d’assurer les compagnies qui n’ont pas ces scrupules.

Lire l’article sur Le Devoir.com

 

 

 

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