Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

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Stop au plastique

jeudi 14 mars 2019

LE PLASTIQUE

QUELQUES DONNÉES

La matière de base (la résine) est un polymère. Les résines des matières plastiques sont issues de produits intermédiaires (éthylène, propylène, acétylène, benzène, etc.) dont les matières premières sont le pétrole (notamment grâce au procédé de vapocraquage du naphta), le gaz naturel et le charbon.

Un polymère est une substance composée de macromolécules. Une chaîne polymère est constituée d’un grand nombre d’unités monomères. La viscosité et la résistance mécanique d’un polymère augmentent avec le degré de polymérisation (DP ou n) ; ce dernier définit la longueur des chaînes. Si le degré de polymérisation est supérieur à 3 000, le produit sera une matière plastique ; le DP peut atteindre six millions.

Il existe un grand nombre de matières plastiques ; certaines connaissent un grand succès commercial. Les plastiques se présentent sous de nombreuses formes : pièces moulées par injections, tubes, films, fibres, tissus, mastics, revêtements, etc. Ils sont présents dans de nombreux secteurs, même dans les plus avancés de la technologie.

La production mondiale de plastiques augmente régulièrement. Cette production cumulée depuis 1950 se monte à 8,3 milliards de tonnes (6,3 sont des déchets, dont seuls 9 % ont été recyclés, 12 % ont été incinérés et 79 % accumulés dans des décharges ou dans la nature) et pourrait atteindre 25 milliards de tonnes d’ici à 2050, selon une étude publiée 19 juillet 2017 dans la revue Science Advances.

La consommation par habitant était de 92 kg de plastique en Europe occidentale en 2000. La consommation globale de plastique est passée de 5 Mt dans les années 1950 à presque 100 Mt aujourd’hui.

Au sein de celle-ci, le plastique utilisé à des fins éphémères représente plus de 44% du total ; les activités de packaging (emballage) forment la plus grande partie de cet usage « jetable » des plastiques et, au sein du packaging, le packaging à usage agroalimentaire représente plus de la moitié, en poids, du total56.

En 2012, outre le packaging, les secteurs du bâtiment, de l’automobile, de l’électricité-électronique et de l’agriculture sont des forts consommateurs de plastiques.


BILAN ÉCOLOGIQUE

Phase de production

- Les combustibles fossiles (pétrole en particulier) utilisés pour la fabrication des matières plastiques sont des sources importantes de gaz à effet de serre.

- La mise en œuvre d’une matière plastique utilise souvent des granulés industriels semi-finis. Une quantité importante de ces granulés plastiques se retrouve dans le milieu naturel. Cette matière plastique de synthèse est présente sur les plages de toutes les mers du globe. _ Ces petites billes, cylindres ou pastilles de plastique sont appelés poétiquement « larmes de sirène ». L’origine de ces granulés dans l’environnement est les déversements accidentels, le transport ou les utilisations inappropriées.

- De nombreux additifs toxiques (plomb, cadmium en particulier) ont été utilisés pour la fabrication de certaines matières plastiques courantes, telles le PVC. La directive 2000/53/EC de l’Union européenne en interdit désormais l’utilisation (plomb, cadmium, mercure, chrome VI).

Phase d’utilisation

- Des substances chimiques, en particulier présentes dans le plastique, seraient « au premier rang des accusés » de la chute de la qualité des spermatozoïdes (réduite de 50 % depuis 1950) et des maladies liées à l’appareil génital à travers les perturbateurs endocriniens. Les principaux composés incriminés sont les phtalates et le bisphénol A (BPA), deux substances présentes dans certaines matières plastiques.

- Parmi les additifs les plus controversés figure le bisphénol A, très présent dans les plastiques alimentaires et notamment dans 90 % des biberons en 2008. Le BPA est un perturbateur endocrinien.

- L’émanation (relargage) de certains plastiques présents dans l’habitat urbain est connue.

- La combustion volontaire ou accidentelle de matières plastiques libère d’importantes quantités de fumées souvent épaisses et toxiques, ainsi dans certains cas que des produits tels les métaux lourds (plomb, cadmium, etc.) qui servaient à les stabiliser et/ou à les colorer.

Au stade déchet

- Les plastiques, à la différence des polymères naturels, sont peu dégradables et mal biodégradés. Parmi les produits finaux de dégradation, certains de leurs additifs sont des perturbateurs endocriniens, et d’autres (métaux lourds, colorants ou stabilisateurs) sont toxiques et non biodégradables.

- Dans les années 1980, on a constaté que des milliards de petits fragments de plastiques (dont fils de nylon, rayonne, etc. perdus par les filets, mais aussi les textiles et fils de couture) étaient apportés en mer, jusque dans l’océan Austral, bien au sud de la convergence antarctique, en mer de Ross. On en a depuis trouvé dans toutes les mers du globe. Les impacts environnementaux sont importants à moyen ou long terme, en particulier quand les plastiques se dégradent en petites particules et participent au transport de polluants organiques et organométalliques ou autres (pesticides, hydrocarbures...) qui peuvent être absorbés par les animaux filtreurs et les poissons et ainsi s’insérer dans la chaîne alimentaire69.

- Les plastiques flottants deviennent des déchets marins qui, même dans des zones éloignées tuent des espèces protégées et menacées. Les sacs plastiques mangés par des tortues qui les confondent avec des méduses ne sont qu’un des exemples. Un autre problème est celui de nombreux albatros qui meurent, le gésier et l’estomac pleins de dizaines de jouets et objets en plastique, qu’ils ont ingéré en mer ou que leurs parents leur ont apportés au nid.
Selon une étude publiée en 2011 par l’Institut océanographique de San Diego (Californie), on trouvait en 2009 des morceaux de plastique ingérés dans 1 poisson sur 10 dans le Pacifique Nord, et les poissons vivant aux profondeurs moyennes en ingèreraient 24 000 t/an environ.
Sur la rive nord de la Méditerranée, au large des grandes agglomérations, les déchets solides, constitués à 75 % de plastiques, polluent les fonds marins.

- La combustion de la plupart des matières plastiques libère de nombreux polluants et toxiques, en particulier lorsqu’il s’agit de PVC (organochlorés dont dioxines et furanes, mais aussi des métaux lourds, comme additifs anti-UV et colorants).

-  Le taux (approximatif) de recyclage des plastiques est égal à 2% au niveau mondial, à 25% en Europe et à 20% en France.

- Le vortex de déchets du Pacifique nord (vortex ou gyre) contient une telle accumulation de plastique qu’il est surnommé le « septième continent ».

Un autre phénomène, encore émergent, est la diffusion massive depuis les années 1990 de microplastiques et microbilles de plastique dans des centaines de produits cosmétiques, dentifrices, savons et shampoings, que l’on retrouve sous forme de déchets mal retenus par les stations d’épuration, dans les cours d’eau, les lacs et la mer.


RECYCLAGE

Principe du recyclage : les matières thermoplastiques, à la différence des matières thermodurcissables ou des élastomères, peuvent être récupérées, broyées et transformées pour être réutilisées.

Le recyclage est un procédé de traitement des matériaux qui permet de réintroduire, dans le cycle de production d’un produit, des matériaux qui le composent.

La problématique quant au recyclage des polymères provient essentiellement du fait que ces derniers sont rarement utilisés seuls. Pour faciliter la mise en forme, les procédés industriels ont souvent recours à des plastifiants et des charges. En effet, la fabrication d’une bouteille en plastique « recyclé » par exemple nécessite d’une part du plastique recyclé, et d’autre part du plastique vierge.

Le pourcentage actuel de plastique recyclé dans une bouteille en plastique avoisine les 25%. Certaines marques veulent atteindre un taux de 100%. D’autres entreprises, sont parfois montrées du doigt car elles disent vouloir atteindre un certain taux alors qu’en réalité il semblerait qu’elles ne fassent aucun effort pour atteindre leur objectif. Cependant, des nouveaux procédés permettent de recycler les polymères en fin de vie.

Données issues de Wikipédia


LES BIOPLASTIQUES

Le marché des polymères biosourcés [polymères pour lesquels une partie des matières premières provient de ressources renouvelables (surtout, le maïs, le blé, l’eucalyptus et la pomme de terre)] a connu une expansion importante depuis une dizaine d’années. Les bioplastiques commercialisés contiennent entre 30 et 100 % de ressources renouvelables. L’utilisation de biomasse renouvelable atténue le réchauffement climatique par réduction d’émission de gaz à effet de serre (CO2).

Les bioplastiques disponibles sur le marché sont de 20 à 30% plus chers que les plastiques d’origine pétrochimique. Cependant, l’augmentation de la part « ressources renouvelables » associée à l’augmentation des volumes de production aboutiront à une offre économiquement attractive.

Ces matériaux sont souvent à base d’amidon (polymère abondant, peu cher et facilement transformable) et de fibres (naturelles) de bois, de lin, de chanvre, de sisal ou de jute.

Les bioplastiques restent cantonnés à des usages limités, principalement dans l’emballage (en remplaçant par exemple le PET, PETE), qui concentre 90 % de l’activité.



PLASTIC ATTACK : un mouvement citoyen pour lutter contre le suremballage

Le mouvement "Plastic Attack", né au Royaume-Uni est une initiative citoyenne qui vise à sensibiliser les consommateurs contre le suremballage et faire changer les modes de production des emballages par les industriels.

Les "Plastic Attack" sont des actions collectives et pacifiques menées dans les supermarchés qui ont pour objectif de sensibiliser et de démontrer l’inutilité du suremballage et du plastique à usage unique.

Concrètement, un groupe se rend au supermarché pour faire ses courses munis d’emballages réutilisables. Après être passés à la caisse, tous les emballages inutiles sont laissés au magasin (loi . Dans une ambiance chaleureuse, avec pancartes et affiches aux slogans positifs et humoristiques, les participants expliquent aux clients les raisons de cette action afin que les distributeurs utilisent des produits de substitution à ces emballages.


QUELQUES IDÉES POUR TOUS

- Les emballages
Éviter l’achat de produits emballés et pratiquer la technique "Plastic Attack" en laissant les emballages chez le commerçant.
Utiliser des sacs en tissus ou éventuellement en plastique réutilisable.

- Les sacs en plastique
Il est aisé de s’en passer en utilisant des paniers ou des sacs réutilisables, de préférences bio-sourcés.

- Les bouteilles en plastique
Il est aisé de s’en passer en buvant l’eau du robinet dans un verre et en utilisant une gourde en déplacement.

- La vaisselle jetable en plastique
Il est aisé de s’en passer en utilisant de la vraie vaisselle à la maison et, en déplacement, de la vaisselle en carton, en bois ou éventuellement en plastique réutilisable.

- Les contenants en plastique (de type tupperware)
Utiliser des contenants en verre ou en inox ou éventuellement en plastique réutilisable.

- De manière générale
Privilégier le bois (bambous, buis, olivier ...), le verre, la terre cuite, le tissu, le carton, le bioplastique (fabriqué à partir d’amidon de maïs ou de pommes de terre) et éviter les plastiques autant que faire se peut.
Éviter le gaspillage, recycler et composter.


Télécharger le flyer ci-dessous (pdf 3.9 Mo)


 

 

 

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