Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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CP des collectifs français : Pas de participation de la France à l’exploitation des gaz de schiste en Algérie !

vendredi 6 juin 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE

PAS DE PARTICIPATION DE LA FRANCE À L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTE EN ALGÉRIE !
Soutien au peuple algérien -
Le 7 juin 2014

Alors que la fracturation hydraulique est interdite en France depuis juillet 2011, en grande partie sous la pression citoyenne, le gouvernement français multiplie les contacts avec l’Algérie et y envoie une fois (1) encore , les 8 et 9 juin prochains, son émissaire, Laurent Fabius, partisan avec Ségolène Royal et Arnaud Montebourg de la « porte non totalement fermée au gaz de schiste ».
Un VRP qui arrive à point nommé pour répondre à l’invitation explicite d’un président algérien à bout de souffle.
Abdelaziz Bouteflika vient en effet d’accorder son feu vert à l’exploitation des gaz de schiste dans son pays, et son Conseil des ministres de « donner son accord pour le lancement des procédures requises en direction des partenaires étrangers ».

La France va donc pouvoir participer activement à l’exploitation sans scrupules des dernières gouttes de pétrole et de gaz du sous-sol maghrébin. Mais à quel prix économique, environnemental et social pour les Algériens ?
Notre gaz et notre pétrole auront en tous les cas un prix inacceptable : celui de la destruction de territoires et de ressources indispensables à la vie, et celui du mépris de populations amies non informées et non consultées.

Après les essais nucléaires des années 1960, dont la population locale souffre encore, la France va-t- elle aujourd’hui contribuer à faire du Sud algérien un nouveau terrain d’expérimentation pour des techniques d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels alternatives à la fracturation hydraulique peu - ou pas encore - éprouvées ?

En cas de probable pollution, qu’adviendra-t-il de la qualité de la précieuse nappe de l’Albien, réservoir d’eau fossile, piégée dans les roches depuis des dizaines de milliers d’années, et qui s’étend sous le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, et la Libye.
Cette nappe, qu’une surexploitation menace déjà, se verra spoliée des millions de mètres cubes d’eau nécessaires à l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels, une eau qui déjà fait défaut aux agriculteurs dans une bonne partie de l’Algérie.

Alors que, sur le sol français déjà, les autorités sont dans l’incapacité de répondre aux interrogations des citoyens sur le devenir des effluents toxiques et radioactifs issus de forages d’hydrocarbures (2) qu’adviendra-t-il de ces rejets semi-liquides et hautement polluants dans un pays ou la démocratie chancelle et où la législation environnementale est une peau de chagrin ? Qui se souciera du recyclage de ces effluents ?

Les membres des collectifs français NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille sont écœurés de voir les gouvernants de la « patrie des droits de l’homme », la Res publica, se fourvoyer dans une compromission où seul compte le profit de quelques financiers et industriels, dans une Algérie où l’État de droit n’existe pas et où la résistance populaire est sous la menace d’un régime sans scrupule.

Ils affirment qu’en Algérie comme en France la transition écologique peut et doit être mise en œuvre, les territoires valorisés via leurs ressources renouvelables, telles que l’agriculture, ou le tourisme.

Ils manifestent leur totale solidarité avec le peuple algérien et ne peuvent que renouveler leur opposition ferme à l’exploration et à l’exploitation des gaz et huiles de schiste qu’ils ne veulent ni ici ni ailleurs.

Collectifs français NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille

NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTE ET DE HOUILLE, NON AUX ÉNERGIES EXTRÊMES,
NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN

Contact : contact@nongazdeschiste.fr

1) http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/exl-doc/FranceDiplomatie/PDF/ppfr2014-06-03.pdf
2) Le Ministère de l’écologie du développement durable et de l’énergie n’a pas donné de réponse aux deux courriers envoyés par les collectifs concernant la gestion problématique des boues d’un forage en couche de charbon situé à Tritteling
le 16 décembre 2013 : http://www.reporterre.net/spip.php?article5178 et le 11 février 2014 : http://www.fsl-nancy.fr/gaz-de-shistes-gestion-opaque-des-effluents-du

 

 

 

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