Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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De dangereux niveaux de radioactivité et de salinité sur un site d’élimination des déchets de gaz de schiste

mardi 15 octobre 2013

DE DANGEREUX NIVEAUX DE RADIOACTIVITÉ ET DE SALINITÉ SUR UN SITE D’ÉLIMINATION DES DÉCHETS DE GAZ DE SCHISTE

Des scientifiques US ont trouvé, pour la première fois, de dangereux niveaux de radioactivité et de salinité sur un site d’élimination des déchets de gaz de schiste qui pourraient contaminer l’eau potable.

L’étude de l’Université de Duke, publiée mercredi 2 octobre 2013, a examiné l’eau sortant de la station "Josephine" de traitement de la saumure qui se déverse dans Blacklick Creek, qui alimente en eau potable les villes de l’ouest de Pennsylvanie, notamment Pittsburgh.

Les scientifiques ont prélevé des échantillons en amont et en aval de l’installation de traitement sur une période de deux ans, avec le dernier échantillon pris en juin 2013.
Selon l’étude, les niveaux élevés de chlorure et de bromure combinés avec la composition isotopique d’oxygène, d’hydrogène, de strontium et de radium, sont présents dans les eaux de retour des puits fracturés hydrauliquement sur le champ de GDS de Marcellus.
La saumure provenant de la roche-mère est naturellement radioactive contaminant ainsi le fluide de retour de la fracturation hydraulique.
Parfois le fluide de retours est réinjecté dans des formations souterraines profondes, une pratique qui peut provoquer des perturbations sismiques, mais le fluide est souvent traité avant d’être rejeté dans les cours d’eau.
Les niveaux de radium dans des échantillons prélevés sur le site sont 200 fois plus élevés que les échantillons prélevés en amont.
Ces niveaux élevés de radioactivité sont au-dessus des niveaux réglementés et devraient normalement être traités par une station detraitement de produits radioactifs agréée, selon les scientifiques de "Duke University’s Nicholas school of the environment" de Caroline du Nord.

Des centaines de sites d’élimination des eaux usées pourraient être touchés de la même façon, a déclaré le Professeur Avner Vengosh, l’un des auteurs de l’étude publiée in Environmental Science & Technology.

"Si les gens ne vivent pas dans ces endroits, il n’est pas une menace immédiate en terme de radioactivité," dit Vengosh. "Cependant, il y a le danger de la lente bioaccumulation du radium. Il finira par se retrouver dans le poisson et cela est un danger biologique."

La production de gaz de schiste est exemptée de la Loi sur l’assainissement de l’eau (Clean Water Act) et l’industrie pétrolière s’est engagée à l’auto-surveillance de sa production de déchets pour éviter un contrôle des agences de l’Etat. Toutefois, l’étude montre clairement la nécessité d’une règlementation et d’un mécanisme indépendant de contrôle, dit Vengosh.

"Ce qui se passe, c’est la conséquence directe de l’absence de toute réglementation. Si la loi sur le Clean Water Actavait été appliquée en 2005, lorsque le boom du gaz de schiste a commencé, ceci aurait pu être évité ».

"Au ROYAUME-UNI, si le gaz de schiste est appelé à se développer, l’administration ne devrait pas suivre l’exemple américain et devrait imposer une règlementation environnementale pour empêcher ce genre d’accumulation d’éléments radioactifs." (Voeu pieux, NDT)

L’étude a également révélé une élévation des niveaux de salinité de la saumure « schisteuse », qui est de 5 à 10 fois plus salée que l’eau de mer, ce qui représente 200 fois le seuil maximum de la réglementation. La saumure est également associée avec des niveaux élevés de bromure de méthyle, ce qui n’est pas toxique en soi, mais se transforme en trihalométhane cancérogène lors du traitement de purification (Les trihalométhanes sont suspectésd’endommager le foie, les reins et le système nerveux central, NDT).

Le Service géologique des Etats-Unis ( US Geological Survey)a déjà signalé des taux élevés de radioactivité dans les fluides de retour de la roche mère. Mais l’ étude de Duke University, Impacts of Shale Gas Wastewater Disposal on Water Quality in Western Pennsylvania, est la première à utiliser l’hydrologie isotopique pour relier les points entre les déchets des forages de gaz de schiste, les sites de traitement et d’évacuation dans les réserves en eau potable.

De janvier à juin 2013, les 4197 puits de gaz non conventionnel en Pennsylvanie ont produit 0.55 million de m3 de déchets liquides et 6.31 millions de m3 de fluides de retour. La plupart de ces déchets sont éliminés en Pennsylvanie, mais certains sont allés également dans d’autres états, comme l’Ohio et New York malgré son moratoire sur l’exploration du gaz de schiste. En juillet, une société de traitement de l’état de New York a plaidé coupable dans le procès pour accusation de falsification de plus de 3 000 tests d’eau.

Le 24 juin 2013, Vengosh a publié un autre rapport (voir PDF ci-joint) qui montre de hautes concentrations de méthane, d’éthane et de propane trouvées dans des échantillons d’eau potable prélevés à moins d’un kilomètre du puits de gaz de schiste sur 141 sites différents.

sur The Guardian.com : Dangerous levels of radioactivity found at fracking waste site in Pennsylvania
Article de Environnemantal Science & Technology (pdf 1 Mo)
Article de PNAS (pdf 600 ko)

 

 

 

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