Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Gaz de schiste : le blocus se poursuit à Rexton (Canada)

mardi 1er octobre 2013

GAZ DE SCHISTE : LE BLOCUS SE POURSUIT À REXTON (CANADA)

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REXTON – Au lendemain d’une journée de tensions, les opposants au gaz de schiste ne désarment pas et affichent leur détermination. Des arbres couchés sur la route 134 forment une barrière qui rend impossible la circulation des camions de SWN.

Une dizaine de jeunes hommes vêtus de treillis de camouflage forment un cordon de sécurité. Ils appartiennent à la Mi’Kmaq Warrior Society Peacekeepers. Ce sont des « gardiens de la paix », mais derrière eux, le campement installé sur la route 134 semble sur le pied de guerre.

Afin d’empêcher l’évacuation de camions appartenant à la compagnie SWN, situés sur un terrain boisé aux abords de Rexton, ils ont abattu 4 arbres et les ont placés sur la route, de part et d’autre de l’accès au terrain. Les couleurs ont été hissées sur ce barrage improvisé, y compris celles du drapeau acadien.

Si la barricade sylvestre empêche toute circulation de camions, une voie latérale permet d’accéder à l’école Bonar Law ainsi que les transits d’urgence par des automobiles. De son côté, la police a bloqué l’accès à la route 134, du côté de l’école et à la hauteur de la sortie 53 de l’autoroute 11 où la circulation n’est pas perturbée. C’est en toute tranquillité qu’une habitante de Rexton a promené son chien entre les deux barrages.

« Ça ne me dérange pas. Il faut qu’il y ait des démonstrations. J’aimerais qu’il y ait plus de monde qui participe », a-t-elle commenté.

Après les échauffourées de dimanche après-midi, l’ambiance lundi matin était un peu plus décontractée. Toutefois, les Autochtones, placés en première ligne, ont démontré une solide détermination dans leurs pourparlers avec la GRC.

Au cours d’un conciliabule d’une dizaine de minutes avec la police, les chefs des « guerriers gardiens de la paix » ont affirmé leur volonté de ne pas lever le camp tant que n’aura pas eu lieu une rencontre avec les 36 chefs autochtones du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Ils exigent aussi une rencontre avec les représentants de la compagnie SWN que, de toute façon, ils souhaitent voir quitter la province sans retour possible.

« Il n’y aura plus de négociations. Nous voulons voir les représentants de SWN venir ici, sinon nous ne lèverons pas le blocus », a déclaré à la presse un officier des Peacekeepers, le « général » James Pictou, venu exprès d’Indian Brook, en Nouvelle-Écosse.

Porte-parole de la GRC pour le gaz de schiste, la gendarme Jullie Rogers-Marsh a indiqué au journal que la police était sur les lieux pour assurer la sécurité de tous et qu’elle travaillait à trouver une solution pacifique. Nonobstant l’aspect qu’elle revêt depuis dimanche, la route 134 n’est pas un champ de bataille et les manifestants insistent sur le caractère pacifique de leur désobéissance civile.

« Nous n’acceptons pas l’attitude du gouvernement de fermer les oreilles et de ne pas écouter ce que la population lui dit. Faire des choses comme bloquer le chemin, c’est quelque chose de paisible et de non violent, simplement pour dire : non, on ne vous laisse pas passer et nous refusons de bouger », a dit Denise Melanson, du groupe Notre Environnement, Notre Choix.

Le même son de cloche se fait entendre chez les membres d’Upriver Environment Watch. Allan McLaughlin, de Sainte-Anne-de-Kent, est d’avis que la population doit se mobiliser et prendre position. Sur place, les membres des communautés autochtones et des groupes environnementaux organisent des rotations afin d’assurer une permanence 24 heures sur 24.

Les Micmacs considèrent que l’exploration gazière viole les traités qui leur garantissent des droits sur leurs terres ancestrales. Mardi 1er octobre est précisément le jour anniversaire de la signature du premier traité, et une date importante pour les Premières Nations.

« Nous ne céderons pas à l’intimidation et resterons aussi longtemps que nécessaire », a affirmé James Pictou.

 

 

 

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