Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Le fantasme sur le renouveau minier de la France

mercredi 7 décembre 2016

LE FANTASME DES FILLON, MACRON, ET MONTEBOURG SUR LE RENOUVEAU MINIER DE LA FRANCE

Article de Aurélie Delmas sur Reporterre

Des industriels aux politiques, les nombreux partisans de l’exploitation du sous-sol en France préparent l’opinion à leur entrée en action, évoquant mines et forages « propres » et « responsables ».

Pour démontrer la fausseté de leurs arguments, Les Amis de la Terre publient aujourd’hui un rapport.

« Les populations locales qui se mobilisent contre ces projets miniers et pétroliers n’auraient-elles donc rien compris ? » ironise l’association Les Amis de la Terre.
Elle publie ce mardi 6 décembre un rapport sur « le renouveau extractif en France » — comprendre : le retour des mines et des forages à l’insu de la majorité de la population.

Pour une partie des industriels et de la classe politique française, l’exploitation d’hydrocarbures et de métaux est un moyen de revitaliser les territoires ruraux et s’affranchir de la dépendance à la Russie et à la Chine… le tout dans des conditions prétendument « soutenables sur le plan environnemental et social ».

Vraiment ?

Dans le livret intitulé Creuser et forer, pour quoi faire ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en France, la branche française de l’ONG, dont l’objectif est de promouvoir une société écologiquement viable et socialement équitable, met en garde contre les fausses vérités destinées à « verdir l’image du secteur extractif sans jamais poser la question de fond : faut-il extraire ? » résume Juliette Renaud, chargée de campagne sur les industries extractives pour l’association, interrogée par Reporterre.

Gaz de couche, de schiste, or, argent, tungstène, cuivre, zinc, plomb… les sous-sols de la Bretagne, du Limousin, du Pays basque, de Moselle, de Guyane, de Nouvelle-Calédonie et d’ailleurs aiguisent les appétits spéculatifs et politiques. Des dizaines de permis d’exploration d’hydrocarbures sont en cours de validité, plus d’une centaine sont en attente d’autorisations, même si la fracturation hydraulique pour exploiter le gaz de schiste est interdite en France depuis 2011. Des permis d’exploration minière quadrillent le territoire. « Il y a urgence à faire obstacle à cette relance minière et pétrolière », estiment les Amis de la Terre.

- La question de la consultation de la population est fondamentale
Pour elle, ce rapport est l’occasion à la fois de « remettre sur la place publique ce qui se passe dans la discrétion » et d’« obliger les candidats à se positionner » sur la question.
Un an après les promesses de la COP21 et à quelques mois des élections présidentielle et législatives, le statu quo est de rigueur « dans l’attente d’une modification ou d’une évolution de la loi interdisant la fracturation hydraulique lors de la prochaine mandature », décrypte le rapport.

- Reconstituer notre puissance industrielle et les emplois qui vont avec
Sauf que l’argument des emplois ne tient pas pour Les Amis de la Terre, qui expliquent dans leur rapport qu’« en France, le nombre d’emplois créés pour une mine est estimé entre une dizaine par le collectif StopMines et 100, 150 ou 300 emplois directs selon l’entreprise Variscan. Sachant qu’une mine serait exploitée entre 5 ans et 30 ans, l’exploitation d’une mine permettrait de créer 10 emplois sur 5 ans pour les estimations les plus pessimistes à 300 emplois sur 30 ans selon les estimations les plus optimistes. Les emplois indirects ne sont pas estimés. Tout comme ne le sont pas les emplois agricoles qui seront détruits avec la dégradation du sol et de l’eau ainsi que tous les emplois liés à la qualité de vie (tourisme, immobilier, etc.) ».

- Vu le coût et la quantité dans nos sous-sols, cette indépendance est utopique
De toute façon, pour les Amis de la Terre, « les mines et les forages “propres” n’existent pas.
Premièrement, ils ont des impacts humains et environnementaux inhérents à leurs processus d’exploration et exploitation.
Deuxièmement, il y a souvent des accidents, y compris dans les pays dits développés. Troisièmement, l’après-mine n’est pas assez réglementée et pris en compte, et les impacts se font sentir des dizaines voire des centaines d’années après la fermeture.
En bref, des substances dangereuses qui étaient “emprisonnées” dans les roches sont libérées et se retrouvent dans l’air, l’eau et les sols », résume le rapport.

En 32 pages, élaborées sur plusieurs mois, le rapport des Amis de la Terre tente donc d’apporter une contre-argumentation aux discours politiques qui ont été élaborés lors de la dernière décennie.

Lire l’article de Aurélie Delmas sur Reporterre

 

 

 

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