Le collectif 07 STOP AUX GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité.

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Pas de gaz de schiste dans l’eau en bouteille

vendredi 25 septembre 2015

LA PROFESSION NE VEUT PAS DE GAZ DE SCHISTE DANS L’EAU EN BOUTEILLE

Le secteur européen des eaux en bouteille craint un risque de contamination des nappes souterraines du fait de l’exploitation des gaz de schiste. Alors que la loi n’offre aucune garantie réelle, les producteurs demandent l’interdiction de forer des puits à proximité de leurs zones de captage.

Dans une recommandation publiée en janvier 2014, relative aux principes minimaux à appliquer pour l’exploration ou la production de gaz de schiste, la Commission européenne prévoit quelques grands principes afin d’éviter la contamination de l’eau. Parmi ceux-ci, des « distances minimales à respecter » entre les puits et les zones de protection des eaux, ou encore une distance verticale entre la zone à fracturer et les eaux souterraines.

« Un site ne devrait être retenu que si (…) la fracturation hydraulique à grands volumes n’entraîne pas le rejet direct de polluants dans les eaux souterraines », prévoit la Commission. Alors qu’elle devrait décider d’ici la fin de l’année d’aller plus loin sur cette recommandation, le secteur de l’eau s’inquiète, aussi bien pour la qualité de ses produits que pour leur image auprès du public.

Pour une interdiction fixée par la loi

Tel est l’objet d’une déclaration rendue publique fin juillet, dans laquelle la Fédération européenne des eaux embouteillées (EFBW) et le syndicat européen EurEau demandent l’interdiction pure et simple de la fracturation hydraulique aux alentours des ressources d’eau souterraines. Et ce qu’elles soient utilisées par le réseau public, ou pour les eaux minérales et de source.

« Toute contamination des ressources souterraines pourrait saper la confiance du public dans la qualité de l’eau. Ceci est particulièrement le cas pour les eaux minérales, auxquelles la loi impose la pureté, sans traitement chimique », rappellent les deux syndicats dans leur déclaration.

Le sujet a fait l’objet d’une conférence organisée mi-juin par l’EFBW à Spa, en Belgique. Parmi les participants, Philippe Charlez, de l’Association internationale des producteurs de pétrole et de gaz (IOGP), selon qui « une surveillance, avant et pendant les opérations, permettra de s’assurer que tout problème peut être détecté et résolu, si besoin en suspendant l’extraction ». Estimant le risque de contamination infime, il juge qu’« aucun opérateur responsable ne forera dans une zone de protection des eaux minérales naturelles ».

Pas de plan B

Pour Patrick Jobé, du groupe belge Spadel (eaux minérales, limonades), « une fois polluées, les eaux minérales ne peuvent plus être traitées, et les permis d’extraction d’eau seront retirés, ce qui entraînera la fermeture des usines (…). En l’absence de plan B, le risqué ‘très faible’ évoqué par le secteur gazier, est déjà trop élevé ».

Pour le représentant de la direction générale environnement de la Commission européenne, Christian Wimmer, la recommandation de janvier 2014 « pointe clairement le principe de précaution, à savoir que la protection de l’eau de boisson doit être une priorité, et que toute information doit être rendue publique » par les exploitants des gaz de schiste.

Ce qui n’empêche pas de compléter la loi en y ajoutant des règles contraignantes pour les sites les plus sensibles, estime Serge van Gessel, d’EuroGeoSurveys, qui regroupe les services géologiques nationaux européens. Reste à savoir quelle distance fixer : lors de la conférence, les intervenants ont reconnu qu’il était impossible de fixer un minimum, l’appréciation devant se faire au cas par cas.

Article de Romain Loury sur Le Journal de l’Environnement

 

 

 

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