Le collectif 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE affirme son refus de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, huiles lourdes, gaz de réservoir compact, gaz de couche, sables bitumineux ...) et de tous hydrocarbures dont l’extraction nécessite l’utilisation de techniques, quel que soit leur nom, nécessitant de fracturer, stimuler, acidifier ou encore de fissurer la roche et ayant pour conséquence de porter atteinte à son intégrité. Il s’oppose à l’aberration économique, sanitaire, environnementale et climatique aux conséquences désastreuses que constituent ces projets pour les départements impactés. Il promeut une transition énergétique, écologique et solidaire.

Après 7 années de lutte, du rassemblement de Villeneuve de Berg 2011 au rassemblement de Barjac en 2016 jusqu’à la loi Hulot 2017, sont enfin abrogés, annulés ou rejetés tous les permis de recherche de l’Ardèche, du Gard, de la Drôme, de l’Isère, de Savoie, du Vaucluse, du Var, des Bouches du Rhône, de l’hérault. Toutefois, AILLEURS, d’autres sont encore valides et la lutte continue : En savoir plus

Accueil > Elsewhere in Europe, around the world > USA, Pennsylvanie : 1er cas avéré de produits chimiques issus de la (...)

USA, Pennsylvanie : 1er cas avéré de produits chimiques issus de la fracturation hydraulique retrouvés dans de l’eau potable

samedi 9 mai 2015

USA, PENNSYLVANIE : PREMIER CAS AVÉRÉ DE PRODUITS CHIMIQUES ISSUS DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE RETROUVÉS DANS DE L’EAU POTABLE ALIMENTANT QUELQUES MAISONS

Des produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique ont réussi à s’infiltrer dans la nappe assurant l’approvisionnement de l’eau potable de maisons voisines des puits d’extraction de gaz de schiste dans le comté de Bradford en Pennsylvanie.

L’eau des robinets de trois maisons situées à seulement 2 kilomètres d’un puits de gaz de schiste contenait de petites quantités de substances chimiques utilisées dans le processus de fracturation hydraulique, selon une nouvelle étude qui vient tout juste d’être publiée.

En 2012 des habitants riverains du site d’extraction de gaz de schiste de Marcellus s’inquiétaient que l’eau du robinet soit devenue mousseuse. L’analyse chromatographie et spectrométrique gazeuse des échantillons prélevés a révélé la preuve officielle et indiscutable que les nappes phréatiques ont été polluées.

L’analyse de l’eau échantillonnée a révélé la présence de traces de butoxyéthanol (2BE), produit utilisé lors des opérations de fracking.

Le document, publié dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, aborde une question posée depuis très longtemps sur les risques potentiels pour l’eau potable des nappes souterraines voisinant les puits d’extraction par fracturation hydraulique, ou fracking.

Les auteurs de l’étude suggèrent qu’une chaîne d’événements a permis aux produits chimiques utilisés par des forage d’accéder a la nappe souterraine qui assure l’approvisionnement en eau potable de plusieurs riverains voisins des sites d’extraction.

"Ce rapport scientifique complet est le premier cas avéré et indiscutable de pollution d’une eau potable alimentant des maisons voisines de puits d’extraction par des produits chimiques issues de la fracturation hydraulique"

Cette étude vient d’être publié" a déclaré Susan Brantley. L’un des auteurs de l’étude, géoscientifique de l’Université d’État de Pennsylvanie. Les chercheurs notent toutefois que la contamination a pu parvenir d’un manque d’étanchéité des puits de forage et non du processus de fracturation lui même.

Le produit chimique révélé dans les échantillons, également communément utilisé dans les peintures et les produits cosmétiques, est connu pour provoqué des tumeurs chez les rongeurs.

Les auteurs rappellent néanmoins que les quantités mesurées en parties par billion restaient dans des niveaux très faibles et qu’elles étaient très inférieures aux seuils des règlements de sécurité et qu’elles ne posaient donc aucun risque pour la santé.

L’industrie a vivement critiqué cette nouvelle étude, en disant qu’elle ne fournit aucune preuve que les produits chimiques présent dans l’eau potable soient parvenues des puits d’extraction voisins.

Le Dr Brantley a déclaré que les contaminants pourraient effectivement provenir d’une fuite documentée d’un puits en 2009 mais qu’ils restent néanmoins un doute .

"Néanmoins cette étude reste très importante parce nous démontrons que les produits chimiques peuvent s’infiltrer à travers plus de deux kilomètres de couches géologiques vers les nappes phréatiques d’eau potable" a t elle ajouté.

Lire l’article sur le blog de Nature Alerte